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  • Printemps 2013"Le rôle des entrepreneurs dans le luxe : quelles stratégies de création, d’appropriation et de transmission de savoir-faire dans un contexte international ?"
  • Printemps 2014: "Une approche pluridisciplinaire du capital immatériel : vers de nouvelles perspectives ?"

Printemps 2013

« Le rôle des entrepreneurs dans le luxe : quelles stratégies de création, d’appropriation et de transmission de savoir-faire dans un contexte international ? »

Date de soumission : 1er juin 2012

Date de publication prévue : Printemps 2013

Rédacteurs en chef invités:

Cécile Fonrouge, Maitre de conférences Université Paris Est Marne la Vallée, IRG, Master Innovation Design Luxe, cecile.fonrouge@univ-paris-est.fr

Émile-Michel Hernandez, Professeur des Universités, Université de Reims Champagne Ardennes, e-m.hernandez@wanadoo.fr

Sophie Reboud, Professeur, Groupe ESC Dijon Bourgogne, CEREN, sophie.reboud@escdijon.eu

Franck Vigneron, Professeur, Northridge University, Californie (USA), franck.vigneron@csun.edu

Qu’ils soient créateurs au sein de maisons historiques de luxe, industriels à l’origine de conglomérats internationaux ou héritiers dynamiques de dynasties de métiers d’art, certains individus sont à l’origine de l’exploitation ou du renouvellement d’opportunités d’affaires aux caractéristiques essentielles : (1) elles sont intensives en savoir-faire et (2) elles respectent une très grande qualité de création et de réalisation (Ferrière le Vayer 2007).

A ce titre, les individus à l’origine de ces opportunités peuvent être qualifiés d’entrepreneurs dans le luxe. Ils interviennent dans une variété de formats organisationnels et de domaines d’activités : grandes entreprises mondialisées, PME territorialisées, artisans implantés dans des clusters de mode, de joaillerie, de design, d’arts de la table, de vins et spiritueux...

Pourtant, au-delà de la variété de l’univers du luxe, on constate un certain nombre de convergences dans les pratiques, qui incitent à se pencher sur les comportements stratégiques de ces entrepreneurs particuliers.

1-Tout d’abord, on remarque que les entreprises du luxe opèrent souvent sur des marchés spécialisés, caractérisés par des pratiques codifiées ou multi-spécialisées avec des marques fortes et des activités diverses dont les synergies de savoir-faire ne sont pas toujours

2-De même, certains entrepreneurs s’adressent à des marchés certes étroits mais mondialisés ou en cours de mondialisation. Ils sont alors confrontés à un paradoxe périlleux qui les contraint à devoir opérer à l’international tout en s'appuyant sur l'ancrage territorial des traditions qui font leur réputation. Ces firmes, quelle que soit leur taille, font ainsi face à des problématiques d'animation de réseau, de filière ou d'institution collective.

3-L’inscription dans un patrimoine de savoirs accentue la tension classique entre les logiques de création des métiers d’art et les logiques industrielles. On s’interroge dès lors sur les manières de concilier l’exigence de qualité et l'inscription dans une certaine tradition et, d'une part, le luxe démocratisé composé d’objets fabriqués en grand nombre ainsi que, d'autre part, l'appropriation de la valeur créée par des réseaux mondiaux de fabrication et de distribution en série (Truche et Reboud, 2010).

Ces constats généraux se fondent sur les recherches précédentes relativement éparpillées concernant : (1) les formes hétérogènes de consommation des biens de luxe – consommation exceptionnelle, occasionnelle ou tendant vers l’accessible - (2) les métamorphoses que cette démocratisation entraîne sur l’organisation des filières avec la place contestée des métiers d’art dans les industries du luxe, et enfin (3) la question de l'ancrage territorial des réseaux d’entreprises plus ou moins familiales qui se globalisent (Vigneron et Johnson 2004, Roux et Floch 1996).

D’où l’objectif de ce numéro spécial qui se propose de rassembler des travaux qui ont pour point d’entrée le rôle des entrepreneurs dans la mise en place des stratégies de création, d’appropriation, de rétention et de transmission dans un contexte mondialisé des secteurs du luxe.

En raison de notre conception du secteur du luxe comme étant intense en savoir-faire, les contributions attendues auront pour cadre principal, mais non exclusif, l’approche par les ressources. Ce courant dit Resource Based View envisage les actifs des firmes comme fondés sur des compétences uniques, rares, inimitables, et circonscrits aux frontières de l’organisation. La possession de ces ressources justifie la tarification supérieure des biens de luxe (Barney, 1991, Wernerfelt, 1994). Une des ressources étant celle attachée à la personne de l’entrepreneur, on se demandera quel rôle détient cette « figure » de la vie des affaires dans l’univers des activités de luxe.

Les travaux s’articuleront autour des deux thématiques suivantes :

 1- Le rôle des entrepreneurs dans les stratégies de création et d’appropriation d’entreprises de luxe

Comment une nouvelle entreprise peut-elle intégrer des savoir-faire traditionnels qui lui préexistaient? Comment créer sui generis une marque de luxe ? Quels rôles tiennent certains « créateurs-démiurges » dans la personnalisation des activités de luxe ?

Quelles valeurs accorder aux savoirs créés et comment les protéger autrement que par le secret, l'apprentissage ou le tour de main ? Comment les associer à – ou les dissocier de – la personne de l’entrepreneur, des maîtres artisans et des équipes créatives ? Quelles sont les variétés de pratiques en la matière selon les zones géographiques, avec des cultures asiatiques ayant une perception différente du luxe et des pratiques fortes de valorisation de la tradition?

Quels rôles ont les réseaux territorialisés, les communautés de pratiques et autres aristocraties de métiers dans l’émergence des entreprises du luxe ? Comment une dynamique entrepreneuriale permet-elle de capter certaines compétences rares et des process historiques qui risquaient de se perdre dans le temps et dans l’espace ? (Fréry et Law-Kheng 2007, Hernandez et Marchesnay, 2008). A l’inverse, comment la mondialisation des systèmes de production et de distribution participe-t-il à l’éparpillement des actifs spécifiques du luxe ? Quels regards les firmes implantées portent-elles sur les nouvelles venues du luxe dans un contexte mondialisé ?

 2-Le rôle des entrepreneurs dans la stratégie de rétention et de transmission des savoirs tacites du luxe

Les spécificités de ces entreprises reposent sur des savoirs indissociables d’un certain nombre de pratiques manuelles fondées sur des connaissances peu formalisées. Or ces savoirs ne sont pas toujours faciles à protéger, à entretenir et à transmettre.

Quels rôles ont les entrepreneurs dans la transmission patrimoniale des actifs spécifiques ? Les labels et réseaux permettent-ils de formaliser ces savoirs au risque de perdre la singularité de l’entrepreneur ? Comment faire évoluer une marque éponyme attachée au nom de l’entrepreneur ?

Quelles sont les pratiques de mise en valeur des maîtres artisans et autre équipe créative et quelle cohabitation avec la figure de l’entrepreneur ? Sur quelles dialogiques reposent la relation entrepreneur – entreprise au moment du départ du fondateur et comment les savoir- faire associés sont-ils transmis aux générations entrepreneuriales suivantes ? (Fonrouge 2002).


Les manuscrits devront être envoyés par courrier électronique à la revue Management International (management.international@hec.ca). Les articles devront respecter les normes énoncées dans la politique rédactionnelle de Management International (http:/ /managementinternational.ca/fr/editorial-information_fr/politique-redactionnelle). Les manuscrits retenus pour une éventuelle publication seront évalués par un comité de lecture selon le principe du double anonymat.

 Références :

Barney, J. (1991), "Firm Resources and Sustained Competitive Advantage", Journal of Management, vol. 17, n°1, p. 99-120

Ferrière le Vayer de, M. (2007), "Des métiers d’art à l’industrie du luxe en France ou la victoire du marketing sur la création", Entreprises et histoire, n° 46, p. 157-176

Fonrouge, C. (2002), "L'entrepreneur et son entreprise : une relation dialogique", Revue française de gestion, n°138, p. 145-158

Fréry F. et Law-Kheng, F. (2007), "La réinternalisation, chaînon manquant des théories de la firme", Revue française de gestion, n° 177, p. 163-179

Hernandez, E.M. et Marchesnay, M. (2008), "Entrepreneuriat, d’une action sans savoir… à un savoir actionnable", Introduction au dossier "l'Entrepreneuriat en action", Revue Française de Gestion, n°185, p. 83-87

Roux, E. et Floch, J.M. (1996), "Gérer l’ingérable : la contradiction interne de toute maison de luxe", Décisions Marketing, n° 9, septembre-décembre, p. 17.

Truche, M. & Reboud, S. (2010), " L'enfermement stratégique de l'entreprise de terroir : une étude de cas", CIFEPME 2010, Bordeaux, 26-29 octobre 2010.

Vigneron, F. et Johnson, L.W. (2004), "Measuring perceptions of brand luxury", Journal of Brand Management, vol. 11, n°6, July, p. 484-506

Wernerfelt, B. (1984), "A Resource-Based View of the Firm, Strategic Management Journal, Vol. 5, n°2. p. 171-180.

 

Primavera 2013

“El papel de los empresarios en el mercado de lujo: ¿Cuáles son las estrategias para la creación, adaptación y transmisión del conocimiento en un contexto internacional?”

Fecha de sumisión: 1 de junio de 2012

Fecha de publicación prevista: Primavera 2013

Autores invitados:

Cécile Fonrouge. Catedrática de la Universidad Paris Este « Marne la Vallée », del Instituto de Investigación en Gestión (IRG), con Maestría en Diseño e Innovación del Lujo. E-mail: cecile.fonrouge@univ-paris-est.fr

Émile-Michel Hernandez. Profesor Universitario. Universidad de Reims Champagne Ardennes. E-mail: e-m.hernandez@wanadoo.fr

Sophie Reboud. Profesora del Grupo ESC Dijon Bourgoña y del Centro de Investigación sobre las Empresas (CEREN). E-mail: Sophie.Reboud@escdijon.eu

Franck Vigneron. Profesor de la Universidad Northridge de California (EE.UU.). E-mail: franck.vigneron@csun.edu

 

Ya sean creadores en las más tradicionales casas de lujo, industriales de los conglomerados internacionales o herederos de dinastías de oficios de arte, algunos de ellos son responsables de la explotación o de los cambios de oportunidades de negocios los cuales presentan al menos dos características esenciales: (1) el conocimiento intensivo y (2) cumplen con una creación y producción de gran calidad. (Ferrière le Vayer, 2007).

Como tal, las personas que resultan de estas oportunidades pueden ser calificadas de empresarios del lujo. Están involucrados en una variedad de formatos organizacionales y de sectores de actividades: las grandes empresas mundiales, pequeñas y medianas empresas territoriales (PYME), artesanos ubicados en grupos de moda, joyería, diseño, el arte de la mesa, vinos y licores…

Sin embargo, más allá de eso, de la variedad del universo del lujo, hay una serie de similitudes en las prácticas que conducen a considerar el comportamiento estratégico de estos

1.-En primer lugar, observamos que las compañías del lujo a menudo operan en mercados especializados, caracterizados por prácticas codificadas o polivalentes con marcas fuertes y una gran variedad de actividades cuyas sinergias de conocimiento no son siempre garantizadas dentro de los diversos grupos.

2.-Por otra parte, algunos empresarios se dirigen a mercados limitados, pero globalizados o en globalización. Entonces, se enfrentan a una paradoja peligrosa que los lleva a tener que operar en un contexto internacional, basándose en el posicionamiento territorial de esas costumbres que hicieron su reputación. Estas empresas, independientemente de su tamaño se enfrentan por lo tanto a problemas del ritmo de la red territorial, de la industria o de la institución colectiva.

3.-Involucrarse en una riqueza de conocimiento pone de manifiesto la clásica tensión entre las lógicas de creación artesanal y tradicional y las lógicas industriales. Y uno se pregunta sobre la manera de conciliar la demanda de calidad y de adopción de ciertas costumbres, por una parte el lujo democratizado compuesto de objetos fabricados en serie, y por otra, la adaptación de las redes de distribución en serie del valor creado por este posicionamiento en las costumbres. (Truche et Reboud, 2010).

Estas conclusiones generales se basan en investigaciones anteriores que se centran en tres ejes: (1) las formas heterogéneas de consumo de bienes de lujo (el consumo excepcional, ocasional, o con tendencia a ser accesible), (2) las transformaciones que esta democratizació ocasiona sobre la organización de los sectores desafiados con el lugar de las artesanías en la industria del lujo et la tensión entre la innovación y lo tradicional, y finalmente, (3) el tema del posicionamiento territorial en las redes de empresas familiares que se globalizan (Vigneron et Johnson, 2004; Roux et Floch, 1996).

Por lo tanto, esta edición especial tiene como objetivo reunir los trabajos originales sobre el papel de los empresarios en el desarrollo de estrategias para la creación, adaptación, retención y transmisión en un mundo globalizado de los sectores del lujo.

Debido a nuestra concepción de los sectores del lujo como conocimiento extenso, las contribuciones esperadas tendrán por objetivo principal el enfoque por los recursos. Esta corriente dice que la vista basada en los recursos (Resource Based View) toma en cuenta los activos de las empresas basados en las competencias únicas, raras, inimitables, y circunscritas a las fronteras de la organización. La posesión de estos recursos justifica el precio elevado de los bienes de lujo (Barney, 1991; Wernerfelt, 1994). Uno de esos recursos está ligado a la persona empresaria, uno se pregunta cuál es el papel que este actor tiene en la creación, adaptación, retención y la transmisión de los conocimientos específicos relativos a las actividades del lujo.

Los trabajos se centrarán en los dos temas siguientes:

 1.- El papel de los empresarios en las estrategias de creación y adaptación de las empresas del lujo.

¿Cómo una nueva empresa puede integrar conocimientos tradicionales que existían antes que ella? ¿Cómo crear una marca sui géneris de lujo? ¿Cuáles son algunos de los papeles que tienen algunos creadores demiurgos en la personalización de las actividades del lujo?

¿Qué valores dar a los conocimientos creados y cómo protegerlos de otro modo que no sea por secreto, aprendizaje o habilidad manual? ¿Cómo asociarlos (o disociarlos) del empresario, maestros artesanos y los equipos creativos? ¿Cuáles son los tipos de prácticas en materia, según las zonas geográficas con culturas asiáticas que tienen una percepción diferente del lujo y prácticas fuertes de valoración de la tradición?

¿Qué papel tienen las redes territoriales, las comunidades practicantes y otras aristocracias en materia, en la emergencia de las empresas del lujo? ¿Cómo el espíritu emprendedor permite captar algunas habilidades poco comunes y los procesos históricos que se pueden perder en el tiempo y el espacio? (Fréry et Law-Khen, 2007; Hernandez et Marchesnay, 2008). ¿Qué visión tienen las empresas implantadas sobre la tendencia del lujo, y de esto en el contexto de la globalización?

 2.-El papel de los empresarios en la estrategia de retención y transmisión de conocimientos tácitos del lujo.

Los detalles específicos de esas empresas se basan en los conocimientos inseparables de una serie de prácticas manuales fundadas en conocimientos poco formales. Ahora bien, esos conocimientos no son siempre fáciles de proteger, mantener y transmitir.

¿Qué papel tienen los empresarios en la transmisión patrimonial de los bienes específicos? ¿Las etiquetas y redes permiten formalizar sus conocimientos a riesgo de perder la identidad del empresario? ¿Cómo hacer evolucionar una marca epónima unida al nombre del empresario?

¿Cuáles son las prácticas de valorización de los maestros artesanos y otro equipo creativo, y cómo conviven con la figura del empresario? ¿En qué argumentos se basa la relación empresario-empresa al momento de la partida del fundador, y cómo son transmitidos los conocimientos asociados a él? (Fonrouge, 2002).

Los manuscritos deberán ser enviados por correo electrónico a la revista Gestión Internacional (management.international@hec.ca). Los artículos deberán respetar las normas enunciadas en la política redaccional de Gestión Internacional (http:// managementinternational.ca/es/editorial information_es/politique-redactionnelle_es). Los manuscritos retenidos para una publicación eventual serán evaluados por un comité de lectura según el método de doble ciego.

 Referencias :

Barney, J. (1991), "Firm Resources and Sustained Competitive Advantage", Journal of Management, vol. 17, n°1, p. 99-120

Ferrière le Vayer de, M. (2007), "Des métiers d’art à l’industrie du luxe en France ou la victoire du marketing sur la création", Entreprises et histoire, n° 46, p. 157-176

Fonrouge, C. (2002), "L'entrepreneur et son entreprise : une relation dialogique", Revue française de gestion, n°138, p. 145-158

Fréry F. et Law-Kheng, F. (2007), "La réinternalisation, chaînon manquant des théories de la firme", Revue française de gestion, n° 177, p. 163-179

Hernandez, E.M. et Marchesnay, M. (2008), "Entrepreneuriat, d’une action sans savoir… à un savoir actionnable", Introduction au dossier "l'Entrepreneuriat en action", Revue Française de Gestion, n°185, p. 83-87

Roux, E. et Floch, J.M. (1996), "Gérer l’ingérable : la contradiction interne de toute maison de luxe", Décisions Marketing, n° 9, septembre-décembre, p. 17.

Truche, M. & Reboud, S. (2010), " L'enfermement stratégique de l'entreprise de terroir : une étude de cas", CIFEPME 2010, Bordeaux, 26-29 octobre 2010.

Vigneron, F. et Johnson, L.W. (2004), "Measuring perceptions of brand luxury", Journal of Brand Management, vol. 11, n°6, July, p. 484-506

Wernerfelt, B. (1984), "A Resource-Based View of the Firm, Strategic Management Journal, Vol. 5, n°2. p. 171-180.

 

Spring 2013

“The role of entrepreneurs in the luxury sector: creation, appropriation and know-how transmission strategies in an international context”

Submission: 1st June 2012

Publication: Spring 2013

Guest editors:

Cécile Fonrouge, Associate Professor, University Paris Est Marne la Vallée, IRG, Master Innovation Design Luxe. Email: cecile.fonrouge@univ-paris-est.fr

Émile-Michel Hernandez, Professor, University of Reims Champagne Ardennes. Email:     e-m.hernandez@wanadoo.fr

Sophie Reboud, Professor, Groupe ESC Dijon Bourgogne, CEREN. Email: Sophie.Reboud@escdijon.eu

Franck Vigneron, Professor, California State University, Northridge (USA). Email : franck.vigneron@csun.edu

Creators in traditional luxury houses, industrialists running international conglomerates and dynamic heirs of arts dynasties have all something in common, that is, the responsibility to exploit and renew business opportunities with a strong focus on two essential characteristics:  (1) transmission of high-level know-how and (2)  personal dedication to the highest standards of creation and implementation (Ferrière le Vayer, 2007).

As such, the individuals taking advantage of these opportunities may be described as luxury entrepreneurs. They operate in a variety of formats and organizational areas: large global companies, locally based small and medium-sized businesses, artisans located in clusters of fashion, jewelry, design, hospitality and catering, wine and spirits, to name just a few.

Nevertheless, beyond the variety within the world of luxury, we see a number of convergences in practices that lead us to examine the strategic behavior of these particular entrepreneurs.

1-Firstly, we notice that luxury businesses often operate in specialist markets, characterized by codified practices, or in multi-specialist markets with strong brands and varied activities whose synergies of know-how are not always apparent.

2-Similarly, some entrepreneurs target markets that are certainly narrow but are globalized or in the process of becoming globalized. They are then faced with a dangerous paradox that forces them to operate internationally while relying on the local roots of the traditions that gave rise to their reputation. These firms, no matter what their size, thus face problems of network, industry or collective institution leadership.

3-Their inclusion within a knowledge heritage accentuates the classic tension between the creation principles of arts activities and the logic of industry. One wonders too about the ways of reconciling the requirement for quality and belonging to a certain tradition with, on the one hand, democratized luxury composed of items produced in great numbers and, on the other, the appropriation of the value created by global mass manufacturing and retailing (Truche and Reboud, 2010).

These general considerations are based on previous, relatively scattered studies focusing on: (1) the varied forms of consumption of luxury goods – exceptional, occasional or tending toward the accessible, (2) the changes that this democratization leads to in regard to the organization of businesses with the contested position of arts trades in luxury industries, and (3) the question of the local roots of more or less family business networks that are undergoing globalization (Vigneron and Johnson 2004, Roux and Floch 1996).

Hence the aim of this special issue, which proposes gathering together studies whose starting point is the role of entrepreneurs in developing creation, appropriation, retention and transmission strategies in a globalized luxury sector context.

Because of our view of the luxury sector as highly centered on know-how, the expected contributions will have as their main but not exclusive framework a Resource Based View. This approach sees firms’ work-forces as based on unique, unusual and inimitable skills that are limited to the periphery of the organization. Possession of these resources justifies the higher pricing of luxury goods (Barney, 1991, Wernerfelt, 1994). As one of these resources is linked to the person behind the entrepreneur, we question the role this key player has in creating, appropriating, retaining and transmitting know-how specific to luxury activities

The studies will be organized around the two following themes:

1- The role of entrepreneurs in luxury companies’ creation and appropriation strategies

How can a new company incorporate traditional know-how that pre-exists it? How is a sui generis luxury brand created? What roles do certain “demiurgic creators” have in the personalization of luxury businesses?

What value should be attached to created knowledge and how can it be protected other than by keeping it secret, through apprenticeship or via excellent long-lasting skill? How can such know-how be linked (or dissociated) from the figure of the entrepreneur, master craftsmen and creative teams? What are the various practices in this domain according to geographical zones, with Asian cultures viewing luxury differently and attaching great importance to tradition?

What are the roles of local networks, artisanal communities and other craft aristocracies in the emergence of luxury businesses? How can an entrepreneurial dynamic capture certain rare skills and historical processes that are at risk of being lost over time and in the geographical areas where they are practiced (Fréry and Law-Kheng 2007, Hernandez and Marchesnay, 2008)? Conversely, how does the globalization of production and distribution systems contribute to the scattering of assets specific to luxury? How should we view luxury firms established in new locations in a globalized context?

2-The role of entrepreneurs in strategies for the retention and transmission of tacit luxury know-how

The specificities of these companies involve know-how that is inseparable from a certain number of manual practices based on relatively non-formal knowledge. Thus this know-how is not always easy to protect, maintain and transmit.

What roles do entrepreneurs play in the heritage transmission of specific assets? Do labels and networks allow such knowledge to be formalized at the risk of losing the particular character of the entrepreneur? How can a brand named after an entrepreneur be developed?

What practices are there for emphasizing master craftsmen and other creative teams and how do these coexist with the figure of the entrepreneur? What is the dialogic basis for the entrepreneur-enterprise relation when the founder leaves the company and how is the related know-how transmitted to upcoming entrepreneurial generations (Fonrouge 2002)?


Proposed contributions will be sent by email to International Management (management.international@hec.ca). The manuscripts have to respect the authors' guidelines available on the review's website (http://managementinternational.ca/en/editorial-information_en/politique-redactionnelle_en). Selected papers will be reviewed by a reviewing committee following a double blind process.


References:

Barney, J. (1991), "Firm Resources and Sustained Competitive Advantage", Journal of Management, vol. 17, n°1, p. 99-120

Ferrière le Vayer de, M. (2007), "Des métiers d’art à l’industrie du luxe en France ou la victoire du marketing sur la création", Entreprises et histoire, n° 46, p. 157-176

Fonrouge, C. (2002), "L'entrepreneur et son entreprise : une relation dialogique", Revue française de gestion, n°138, p. 145-158

Fréry F. et Law-Kheng, F. (2007), "La réinternalisation, chaînon manquant des théories de la firme", Revue française de gestion, n° 177, p. 163-179

Hernandez, E.M. et Marchesnay, M. (2008), "Entrepreneuriat, d’une action sans savoir… à un savoir actionnable", Introduction au dossier "l'Entrepreneuriat en action", Revue Française de Gestion, n°185, p. 83-87

Roux, E. et Floch, J.M. (1996), "Gérer l’ingérable : la contradiction interne de toute maison de luxe", Décisions Marketing, n° 9, septembre-décembre, p. 17.

Truche, M. & Reboud, S. (2010), " L'enfermement stratégique de l'entreprise de terroir : une étude de cas", CIFEPME 2010, Bordeaux, 26-29 octobre 2010.

Vigneron, F. et Johnson, L.W. (2004), "Measuring perceptions of brand luxury", Journal of Brand Management, vol. 11, n°6, July, p. 484-506

Wernerfelt, B. (1984), "A Resource-Based View of the Firm, Strategic Management Journal, Vol. 5, n°2. p. 171-180.


Printemps 2014

Une approche pluridisciplinaire du capital immatériel :

vers de nouvelles perspectives ?

Date de soumission des articles: 1er avril 2013

Date de publication: printemps 2014

Rédacteurs en chef invités :

Corinne Bessieux-Ollier, Groupe Sup de Co Montpellier Business School (France)

Alain Schatt, Université de Neuchâtel (Suisse)

Elisabeth Walliser, Université Montpellier 1 (France)

Daniel Zéghal, Université d’Ottawa (Canada)

Dans les économies développées, de nombreux changements sont intervenus au cours des trois dernières décennies. De nombreuses délocalisations ont notamment conduit à transférer les activités de production dans des pays où le coût de la main d’œuvre est plus faible. Dans ce contexte de désindustrialisation, de nombreux experts (Levy et Jouyet, 2006 ; OCDE, 2008 ; Weinstein, 2010) considèrent que la survie et la performance des entreprises sont étroitement liées, désormais, à certains facteurs immatériels clés : la qualité du management, la capacité à innover, la compétence des employés, la politique de communication de l’entreprise, etc. Ces éléments sont particulièrement importants dans les secteurs d’activité ayant émergé au cours de cette période (biotechnologies, internet/logiciels, etc.).

Sur le plan scientifique, le rôle des éléments immatériels dans le devenir des entreprises a été source de débat tout au long du XXème siècle, comme en témoignent, par exemple, les travaux célèbres de Gary Becker sur le capital humain, ou de Joseph Schumpeter sur l’innovation par les entrepreneurs. A ce stade, il est d’ailleurs intéressant de noter que plusieurs termes - immatériel, intellectuel, incorporel -, sont fréquemment utilisés dans la littérature académique et professionnelle de manière synonyme alors qu’ils recouvrent des réalités différentes. Alors que l’utilisation du terme immatériel est une manière de s’opposer au matériel, l’utilisation du terme intellectuel semble accorder une place prépondérante au capital humain, aux connaissances et au savoir-faire. La notion d’incorporels, quant à elle, fait référence à la terminologie comptable, qui évoque les immobilisations incorporelles susceptibles de figurer à l’actif du bilan des entreprises. 

 

L’objectif de ce dossier est de compléter nos connaissances sur le thème du capital immatériel. Il devrait également permettre, à un non spécialiste, de prendre conscience de ses différentes facettes et de l’enjeu crucial que représente son pilotage pour les managers et pour les diverses parties prenantes.

Dans la mesure où il est impossible d’établir une liste exhaustive des sujets fondamentaux, tant le thème du capital immatériel est riche, les contributions qui s’articuleront autour des thèmes suivants seront particulièrement appréciées, quels que soient les ancrages théoriques ou les méthodologies mises en œuvre.

1. La stratégie des entreprises. La question de la place des éléments immatériels dans les préoccupations à long terme des entreprises est centrale. Quels sont les éléments immatériels qui permettent aux entreprises de se différencier et de créer un avantage concurrentiel durable (voir, par exemple, Barney, 2001) ? Existe-t-il un niveau optimal d’investissement dans certains actifs immatériels ? Le capital immatériel est-il devenu un enjeu en matière de responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise ?

2. Les clients de l’entreprise. Des contributions ayant trait à des aspects « marketing » peuvent être proposées, notamment sur le développement et le pilotage des marques (voir, par exemple, Keller, 2011), ou sur la politique de communication des entreprises. Dans quelles conditions les éléments immatériels permettent-ils d’accroître les parts de marché ?

3. Les employés de l’entreprise. Des travaux sur l’investissement dans le capital humain et la gestion de ce capital sont appréciés (voir, par exemple, Edvinsson et Malone, 1997). Quelles sont les spécificités de la gestion des employés dans les secteurs d’activités caractérisés par l’importance des éléments immatériels ? Comment gérer les connaissances spécifiques des employés et leur transmission (voir Grant, 1996 ; Nonaka et Takeuchi, 1997) ?

4. Les financeurs. La question du financement des entreprises qui veillent à innover fortement est également digne d’intérêt (voir, par exemple, Zingales, 2000). Comment faut-il financer certains projets spécifiques, extrêmement risqués pour les financeurs, mais susceptibles de générer des flux de trésorerie et des bénéfices plus élevés dans le futur ?

5. La mesure, le reporting et la valorisation du capital immatériel. La question de la prise en compte dans les états financiers des éléments immatériels et de leur valorisation par le marché boursier pour les entreprises cotées en bourse (voir, par exemple, Core, Guay et Van Buskirk, 2003) est particulièrement intéressante. Peut-on valoriser objectivement ces divers éléments ? Faut-il encourager le développement de nouvelles normes comptables dans ce domaine (sur la comptabilisation du capital humain, par exemple)  ou faut-il se tourner vers d’autres formes de reporting ? Quelles sont les spécificités de l'audit des éléments immatériels ?

6. La gouvernance des entreprises. La discipline des dirigeants est un autre sujet pertinent (voir, par exemple, Cerbioni et Parbonetti, 2007). Quelles sont les incitations des dirigeants à investir dans des éléments immatériels (par exemple, à innover en investissant dans la recherche-développement) ? Quels mécanismes doivent être mis en place pour éviter un sous-investissement dans les actifs immatériels ?

7. La perspective historique. Des réflexions proposant un état des lieux et une perspective historique des travaux relatifs au capital immatériel sont souhaitées (voir, par exemple, Bessieux-Ollier et Walliser, 2010). Quelles ont été les évolutions clés dans la recherche en management portant sur les actifs immatériels ?

Les manuscrits devront être soumis avant le 1er avril 2013 pour une publication prévue au printemps 2014. Les manuscrits doivent être envoyés par courrier électronique à Management International (management.international@hec.ca). La politique éditoriale de Management International doit être respectée dans les documents soumis (http://managementinternational.ca/). Les manuscrits retenus pour une éventuelle publication seront évalués par les pairs selon la règle du double anonymat.

 

REFERENCES

Barney, J.B. (2001). Is the Resource-Based Theory a Useful Perspective for Strategic Management Research? Yes. Academy of Management Review. 26, 41–56.

Bessieux-Ollier, C., Walliser, E. (2010). Le capital immatériel : état des lieux et perspectives. Revue Française de Gestion. 207, 85-92.

Cerbioni F., Parbonetti A. (2007). Exploring the effects of corporate governance on intellectual capital disclosure: An analysis of European biotechnology companies. European Accounting Review, 16, 791-826.  

Core J., Guay W., Van Buskirk A. (2003). Market valuations in the New Economy: an investigation of what has changed, Journal of Accounting and Economics, 34, 43-67.

Edvinsson L., Malone M. (1997). Intellectual capital: realizing your company’s true value by finding its hidden brainpower. New York: HarperCollins.

Grant R.M. (1996). Knowledge and the firm: overview, Strategic Management Journal, 17, winter, 5-9.

Keller K. (2011). Strategic Brand Management, Pearson.

Levy M., Jouyet J.P. (2006). L’économie de l’immatériel, la croissance de demain. Rapport de la Commission sur l’économie de l’immatériel.

Nonaka I., Takeuki H. (1997). La connaissance créatrice. La dynamique de l’entreprise apprenante, Bruxelles, De Boeck Université.

OCDE (2008). Actifs intellectuels et création de valeur, Rapport de synthèse.

Weinstein O. (2010). Pouvoir, finance et connaissance. Les transformations de l’entreprise capitaliste entre le XXème siècle et XXI siècle. Editions La découverte.

Zingales L. (2000). In Search of New Foundations, Journal of Finance, 55, 1623-1653.

 

Spring 2014

A Multidisciplinary Approach to Intangible Capital: Towards New Perspectives?

Guest editors:

Corinne Bessieux-Ollier, Groupe Sup de Co Montpellier Business School (France)

Alain Schatt, Université de Neuchâtel (Suisse)

Elisabeth Walliser, Université Montpellier 1 (France)

Daniel Zéghal, Université d’Ottawa (Canada)

In developed economies, many changes have taken place over the last three decades. In particular, much relocation has been implemented in order to transfer production activities to countries with lower labor costs. In this context of off shore-industrialization, many experts (Levy and Jouyet, 2006; OECD, 2008; Weinstein, 2010) consider that now the survival and the performance of many companies in developed countries are closely linked to some intangible assets: quality of management, innovation, specific skills of employees, brands, etc. Such assets seem particularly important in some industries that have emerged during this period (biotechnology, internet/software, etc.).

From a scientific point of view, the role of intangible capital has been a source of debate throughout the twentieth century, as evidenced, for example, by the famous work of Gary Becker on human capital, or the point of view of Joseph Schumpeter on innovation by entrepreneurs. At this stage, it is interesting to note that several terms - for instance, intangible, intellectual or immaterial - are frequently used in academic and professional literature as synonymous, but they cover different realities. While the use of the term intangible is the opposite of tangible, the use of the term intellectual focuses on human capital, knowledge and know-how.

The goal of this special issue of Management International is to contribute to our knowledge of intangible capital. It should also enable non-experts to become aware of the various facets of intangible capital and how its management represents a crucial issue for managers and stakeholders around the world.

Due to the depth of the topic, it is not possible to establish an exhaustive list of questions, but some contributions are particularly welcome, regardless of the theoretical foundations or the methodologies implemented.

1. Corporate strategy. The question of the role of intangibles, in the long run, is one of the main issues. What are the main intangible assets that allow companies to create a sustainable competitive advantage (see, eg, Barney, 2001)? Is there an optimal level of investment in some intangible assets? Is the development of intangible capital a major issue in terms of corporate social responsibility?

2. Company's customers. Contributions relating to various aspects of marketing can be proposed, including the development and management of brands (see, for example, Keller, 2011), or the communication policies of companies. Under what conditions do such intangible assets allow companies to increase their market share?

3. Employees of the company. Academic papers on investment in human capital, and management of this capital, would be greatly appreciated (see, for example, Edvinsson and Malone, 1997). What are the specificities of managing employees in industries characterized by a high value of human capital? How should we manage specific knowledge of employees (see Grant, 1996; Nonaka and Takeuchi, 1997)?

4. Shareholders and debtholders. The issue of funding businesses which are characterized by huge investments in intangible assets are highly noteworthy (see, eg, Zingales, 2000). How should we fund such projects, extremely risky for shareholders and debtholders, but likely to generate cash flow and higher profits in the future?

5. Measurement, reporting and valuation of intangible capital. Measurement and reporting of information on intangible capital is a major challenge for managers and decision makers.  The inclusion of intangible assets in the financial statements, and their valuation by the stock market for publicly traded companies (see, for example, Core, Guay, and Van Buskirk, 2003), is also particularly interesting. Can we objectively value such assets? Should we encourage the development of new accounting standards in this area (for example, for human capital) or shall we look at other reporting alternatives? What are the specificities of internal and external audit of intangibles?

6. Corporate governance. The incentives and the monitoring of managers is another relevant topic (see, for example, Cerbioni and Parbonetti, 2007). What are the managerial incentives to invest in intangible assets (for example, to invest in R&D)? What mechanisms should be developed to avoid under-investment in intangibles?

7. Historical perspective. Overviews and historical perspectives on intangibles are sought (see, eg, Bessieux-Ollier and Walliser, 2010). What were the key developments in research into management and economics on intangible assets over the last decades? What are the trends and what can we expect for the next decade?

Papers should be submitted by e-mail to Management International (management.international@hec.ca) no later than April 1, 2013 for publication in the special issue of spring 2014. The presentation of submitted papers must strictly follow the style guide of Management International (http://managementinternational.ca/). Papers selected for possible publication will be evaluated through a peer review system on a double blind basis. 

 

REFERENCES

Barney, J.B. (2001). Is the Resource-Based Theory a Useful Perspective for Strategic Management Research? Yes. Academy of Management Review. 26, 41–56.

Bessieux-Ollier, C., Walliser, E. (2010). Le capital immatériel : état des lieux et perspectives. Revue Française de Gestion. 207, 85-92.

Cerbioni F., Parbonetti A. (2007). Exploring the effects of corporate governance on intellectual capital disclosure: An analysis of European biotechnology companies. European Accounting Review, 16, 791-826.  

Core J., Guay W., Van Buskirk A. (2003). Market valuations in the New Economy: an investigation of what has changed, Journal of Accounting and Economics, 34, 43-67.

Edvinsson L., Malone M. (1997). Intellectual capital: realizing your company’s true value by finding its hidden brainpower. New York: HarperCollins.

Grant R.M. (1996). Knowledge and the firm: overview, Strategic Management Journal, 17, winter, 5-9.

Keller K. (2011). Strategic Brand Management, Pearson.

Levy M., Jouyet J.P. (2006). L’économie de l’immatériel, la croissance de demain. Rapport de la Commission sur l’économie de l’immatériel.

Nonaka I., Takeuki H. (1997). La connaissance créatrice. La dynamique de l’entreprise apprenante, Bruxelles, De Boeck Université.

OCDE (2008). Actifs intellectuels et création de valeur, Rapport de synthèse.

Weinstein O. (2010). Pouvoir, finance et connaissance. Les transformations de l’entreprise capitaliste entre le XXème siècle et XXI siècle. Editions La découverte.

Zingales L. (2000). In Search of New Foundations, Journal of Finance, 55, 1623-1653.

 

APPENDIX
Appendix: guest editors

Corinne Bessieux Ollier, PhD, is Associate Professor at Group Sup de Co Montpellier Business School. Her work focuses on the accounting choices of companies linked to accounting for intangible assets and related disclosures of information in an international context. She has also worked on the theme of human capital. Contact: c.bessieux@supco-montpellier.fr

Alain Schatt, PhD, is Professor at the University of Neuchâtel. He is the author of about fifty articles in academic journals (European Accounting Review, Journal of Business Finance and Accounting, etc.) as well as professional journals (Analyse Financière, Banque Magazine, etc.), related mainly to financial reporting, the board of directors and initial public offerings. Contact: alain.schatt@unine.ch

Elisabeth Walliser, PhD, is Associate Professor and PhD supervisor in the Faculty of Economics, University Montpellier 1. Her work has been focused on various aspects of intangible assets (brands, human capital, intangible assets etc.) within the scope of comparative international accounting. Contact: elisabeth.walliser@free.fr

Daniel Zéghal PhD, FCGA, is Professor and Director of the CGA-Accounting Research Centre at the Telfer School of Management, University of Ottawa, Canada. He is interested in a wide range of topics in the areas of production, communication and use of financial and accounting information. His latest work focuses on risk management, international accounting standards, intangible assets, and corporate governance. Contact: zeghal@telfer.uOttawa.ca

Primavera 2014

Un  enfoque multidisciplinario del capital inmaterial: ¿hacia nuevas perspectivas?

Redactores invitados:

Corinne Bessieux-Ollier, Grupo Sup de Co Montpellier Business School, Francia

Alain Schatt, Universidad de Neuchâtel, Suiza

Elisabeth Walliser, Universidad de Montpellier 1, Francia

Daniel Zéghal, Universidad de Ottawa, Canadá

 

En las economías desarrolladas, diversos cambios han tenido lugar durante las tres últimas décadas. Varías deslocalizaciones condujeron, en particular, a transferir las actividades de producción hacia los países donde el costo de la mano de obra es menor. En ese contexto de desindustrialización, muchos expertos (Levy y Jouyet, 2006; OCDE, 2008; Weinstein, 2010) consideran que la sobrevivencia y el desempeño corporativo de las empresas están estrechamente vinculados, de ahora en adelante, a ciertos factores inmateriales claves: la calidad de la gestión empresarial, la capacidad para innovar, la competencia de los empleados, la política de comunicación de la empresa, etc.… Esos elementos son particularmente importantes en los sectores de actividad que han emergido en el curso de este periodo (biotecnologías, internet, software, etc.)

Desde el punto de vista científico, el papel de los elementos inmateriales en el futuro de las empresas ha sido fuente de debates a lo largo del siglo XX, como aportan testimonios, por ejemplo, los estudios célebres de Gary Becker acerca del capital humano, o de Joseph Schumpeter acerca de la innovación para los emprendedores. En este nivel, es particularmente interesante destacar que varios términos – inmaterial, intelectual, intangible-, se emplean a menudo en la literatura académica y profesional como sinónimos cuando estos términos engloban realidades diferentes. Mientras que el término inmaterial es una manera de oponerse a lo material, la utilización del término intelectual parece otorgar un lugar preponderante al capital humano, a los conocimientos, al savoir-faire (know-how). La noción de intangible, cuanto a ella, hace referencia a la terminología contable, la cual evoca las inmovilizaciones intangibles susceptibles de estar presentes en el activo del balance general de las empresas.

El objetivo de este expediente es completar nuestros conocimientos acerca del tema del capital inmaterial. Y al mismo tiempo debería permitir, a un no especialista, tomar consciencia de sus diferentes facetas y de lo crucial que resulta esta postura para la gestión empresarial y para todas las partes involucradas.

En la medida en la cual resulta imposible establecer una lista exhaustiva de temas fundamentales, ya que el tema del capital inmaterial es vasto, las contribuciones que se articularán alrededor de los siguientes temas serán  muy apreciadas, cualquieras que sean las sujeciones teóricas o las metodologías utilizadas.

  1. La estrategia de las empresas. La cuestión del lugar que ocupan los elementos inmateriales en las preocupaciones a largo plazo de las empresas es central. ¿Cuáles son los elementos inmateriales que permiten a las empresas diferenciarse y crear una ventaja competitiva duradera (véase, por ejemplo, Barney, 2001)? ¿Existe un nivel óptimo de inversión en algunos activos inmateriales? ¿El capital inmaterial se convirtió en un elemento que está en juego en cuanto a responsabilidad social y medioambiental de la empresa?
  2. Los clientes de la empresa. Contribuciones relativas a aspectos sobre la “comercialización” pueden proponerse, en particular, sobre el desarrollo y el control de las marcas (véase, por ejemplo, Keller, 2011), o sobre la política de comunicación de las empresas. ¿En qué condiciones los elementos inmateriales permiten aumentar las cuotas de mercado?
  3. Los empleados de la empresa. Diversos estudios sobre la inversión en el capital humano y la gestión de este capital son apreciados (véase, por ejemplo, Edvinsson y Malone, 1997). ¿Cuáles son las especificidades de la gestión de los empleados en los sectores de actividades caracterizados por la importancia de los elementos inmateriales? ¿Cómo administrar los conocimientos específicos de los empleados y su transmisión? (véase Grant, 1996; Nonaka y Takeuchi, 1997)
  1. Los que financian. La cuestión de la financiación de las empresas que apuestan mucho por la innovación es también digna de interés (véase, por ejemplo, Zingales, 2000). ¿Cómo es necesario financiar algunos proyectos específicos, extremadamente arriesgados para los que financian, pero susceptibles de generar flujos de tesorería y beneficios más elevados en el futuro?
  2.  La valorización del capital inmaterial. La cuestión de la consideración en los estados financieros de los elementos inmateriales y de su valorización por el mercado bursátil para las empresas cotizadas en Bolsa (véase, por ejemplo, Core, Guay y Van Buskirk, 2003) es especialmente interesante. ¿Se pueden valorizar objetivamente estos distintos elementos? ¿Es necesario fomentar el desarrollo de nuevas normas contables en este ámbito (sobre la contabilización del capital humano, por ejemplo)? ¿Cuáles son las especificidades de la auditoría de los elementos inmateriales?
  3. La gobernabilidad en las empresas. La disciplina de los dirigentes es otro tema pertinente (véase, por ejemplo, Cerbioni y Parbonetti, 2007). ¿Cómo motivar a los dirigentes para invertir en elementos inmateriales (por ejemplo, para innovar invirtiendo en la investigación y desarrollo)? ¿Qué mecanismos deben ser creados para evitar una sub-inversión en los activos inmateriales?
  4. La perspectiva histórica. Se desean algunas reflexiones que propongan un estudio de lo existente actualmente así como una perspectiva histórica de los trabajos relativos al capital inmaterial (véase, por ejemplo, Bessieux-Ollier y Walliser, 2010). ¿Cuáles fueron las evoluciones clave en la investigación en la gestión empresarial referente a los activos inmateriales?

Los manuscritos deben someterse por correo electrónico a Management International (management.international@hec.ca) antes del 1 de Abril del 2013 para ser publicados en el número temático de la primavera del 2014. Los artículos deberán seguir estrictamente las indicaciones de forma disponibles en http://managementinternational.ca/. Aquellos que sean seleccionados para su eventual publicación, serán sometidos al sistema de evaluación de expertos utilizando el método de doble ciego.

 

Elementos bibliográficos

Barney, J.B. (2001). Is the Resource-Based Theory a Useful Perspective for Strategic Management Research? Yes. Academy of Management Review. 26, 41–56.

Bessieux-Ollier, C., Walliser, E. (2010). Le capital immatériel : état des lieux et perspectives. Revue Française de Gestion. 207, 85-92.

Cerbioni F., Parbonetti A. (2007). Exploring the effects of corporate governance on intellectual capital disclosure: An analysis of European biotechnology companies. European Accounting Review, 16, 791-826.  

Core J., Guay W., Van Buskirk A. (2003). Market valuations in the New Economy: an investigation of what has changed, Journal of Accounting and Economics, 34, 43-67.

Edvinsson L., Malone M. (1997). Intellectual capital: realizing your company’s true value by finding its hidden brainpower. New York: HarperCollins.

Grant R.M. (1996). Knowledge and the firm: overview, Strategic Management Journal, vol. 17, winter, p.5-9.

Keller K. (2011). Strategic Brand Management, Pearson.

Michel G. (2009). Au cœur de la marque. Dunod.

Levy M., Jouyet J.P. (2006). L’économie de l’immatériel, la croissance de demain. Rapport de la Commission sur l’économie de l’immatériel.

Nonaka I., Takeuki H. (1997). La connaissance créatrice. La dynamique de l’entreprise apprenante, Bruxelles, De Boeck Université.

OCDE (2008). Actifs intellectuels et création de valeur, Rapport de synthèse.

Weinstein O. (2010). Pouvoir, finance et connaissance. Les transformations de l’entreprise capitaliste entre le XXème siècle et XXI siècle. Editions La découverte.

Zingales L. (2000). In Search of New Foundations, Journal of Finance, 55, 1623-1653.

ANEXOS

Anexo: Los redactores invitados

Corinne Bessieux-Ollier, PhD es Profesor asociado en el Grupo Sup de Co Montpellier Business School. Sus trabajos se concentran en las opciones contables de las empresas respecto a la contabilización de los bienes intangibles y en la divulgación de información relacionada con esta contabilización, en un contexto internacional. También ha trabajado sobre el tema del capital humano. Contacto:  c.bessieux@supco-montpellier.fr

Alain Schatt, PhD, es Profesor de la Universidad de Neuchâtel. Es autor de más de cincuenta artículos en revistas académicas (European Accounting Review, Journal of Business Finance and Accounting, etc.) y profesionales (Analyse Financière, Banque Magazine, etc.), sus estudios incluyen los informes financieros, el consejo de administración y las introducciones de los activos en la bolsa de valores. Contacto: alain.schatt@unine.ch

Elisabeth Walliser, PhD, es Profesor Titular de la Facultad, HDR (Director de Investigaciones) en la Universidad de Montpellier. Sus estudios son sobre diversos aspectos del capital inmaterial (marcas, capital humano, intangibles...) desde la perspectiva de la contabilidad internacional comparada. Contacto: elisabeth.walliser@free.fr

Daniel Zéghal Ph.D, FCGA, es Profesor titular y Director del Centro de Investigación en Contabilidad en la Escuela de Administración de Telfer de la Universidad de Ottawa en Canadá. Él está interesado en muchos temas en las áreas de producción, comunicación y uso de la información contable y financiera. Sus últimos trabajos se centran en la gestión del riesgo empresarial, las normas internacionales de contabilidad, los activos intangibles, y la gobernabilidad en las empresas. Contacto: zeghal@telfer.uOttawa.ca

Publication Year